Remise des jouets

Bonjour,

Vous vous rappelez peut-être que nous avions fait une quête de jeux, peluches, livres et de tout autre objet utile pour la rééducation ou pour offrir à des enfants juste avant de partir … Grâce à vos nombreux dons, nous avons pu ramener énormément de choses, au point de devoir laisser du matériel scolaire en France pour les sessions suivantes par manque de place !

Nous souhaitions apporter le plus possible afin de fournir le centre Fanarenana. Arrivés ici, nous avons découvert qu’il y avait déjà pas mal de jeux en tout genre .. nous avons donc agrandi la « collection » !

Cette remise de jeux, jouets, livres s’est fait de manière très officielle… En effet, l’équipe de Fanarenana a organisé la venue de plusieurs enfants afin que nous leur offrions personnellement quelque chose. Ce sont les plus jeunes qui ont été gâtés personnellement par des peluches entre autre, les grands quant à eux bénéficieront de tout ce qui restera dans le centre.

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Nous avons par ailleurs eu la chance de pouvoir médiatiser l’événement grâce à un contact local de Mirana dirigeant une chaîne de média. Des journalistes sont donc venus afin de filmer la remise et d’interviewer la directrice du centre ainsi que notre équipe.

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A la fin de la remise, la grand-mère d’une petite fille à qui nous avions offert un tabouret pour faciliter sa toilette dans la douche a pris la parole pour nous remercier et a rajouté que cela se voyait que nous avions travaillé avec le coeur. Ce fut un moment très émouvant.

Nous avons souhaité par ailleurs les remercier pour leur accueil et leur gentillesse. De grands moments ont été partagés avec l’ensemble de l’équipe (le séjour thérapeutique, les repas, les prises en soin …). Il était important de leur dire que nous aussi nous avions beaucoup appris à leurs côtés.

Une fois le moment officiel terminé, l’équipe de Fanarenana avait organisé un pot pour notre départ, pleins de spécialités malgaches ont ainsi été disposées sur la table. Cela a permis de conclure une après-midi de partage par un moment de convivialité avec de quoi danser et se rassasier tous ensemble !

Bien à vous,

L’équipe du PSIEE

Fauteuil de positionnement

Salama tompoko ô !

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Les pilotis d’Ampefiloha

En début de semaine, Mirana et Lucile ont été invitées à participer à la fabrication d’un siège de positionnement dans une petite maisonnette d’un des quartiers très pauvre de Tana par Anri-Louise (pour rappel, la seule ergothérapeute présente sur Mada). Nous étions accompagnés par deux ergothérapeutes présents pendant quelques mois sur l’île : François de Rennes et Hélène venant de Belgique.

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Un matelas en mousse très dense, un gros pot de colle et un couteau adapté ont été utilisés afin de créer un siège adapté personnellement à un jeune homme de 18 ans ayant une infirmité motrice-cérébrale, la fabrication a duré plus de 2h et le résultat dépassait nos attentes !

En premier lieu, nous avons dû observer la position de l’enfant : comment est-il installé dans son fauteuil ? Arrive-t-il à tenir sa tête ? Quels mouvements étaient réalisables ? Dans le cas présent, le maintien de la tête était obtenu, le jeune est attentif à ce qu’il se passe autour de lui. Cependant, aucun mouvement autre que ceux de la tête ne sont réalisables, des déformations importantes sont déjà fixées au niveau des différentes articulations (hanche, genoux, …).

Nous avions appris qu’il était important de réduire, corriger, au maximum les déformations mais Anri-Louise nous a expliqué que dans le cas présent, le plus important était le confort ! En effet, le jeune ayant 18 ans, toutes les déformations étaient déjà fixées, ainsi essayer de les diminuer entraînerait plus de douleurs qu’autre chose 14031189_1404468832903733_577034711_n

Une fois cette notion intégrée, nous passons à la prise de mesure de son bassin avant de découper le matelas : le grand couteau est aiguisé maintes fois pour réussir à couper ces énormes morceaux de mousse ! La structure de base étant obtenue, nous plaçons une première fois l’enfant dessus afin de repérer les points d’appuis où nous devrons creuser la mousse ultérieurement et les zones où au contraire, il faut rajouter une calle …  A noter qu’il est important que le jeune homme reste sur le fauteuil environ 10 minutes à chaque essai.

Finalement, 5 essais auront été nécessaires pour obtenir un fauteuil adapté à sa position.

Pendant tout le temps de la réalisation, une dizaine d’enfants observaient la scène (bien que nous soyons déjà à 5 de base dans une pièce d’environ 10m2)… jusqu’à ce que les grands-parents les envoient balader pour … prendre leur place ! A la fin, nous avons sorti notre réalisation sur le pas de la porte au milieu de toutes les petites maisons du quartier, il y eut alors un énorme rassemblement ! Tout le monde voulait voir ce que nous avions fait, les enfants se disputaient même les chutes de mousse que nous avions laissé.

Participer à cette demi-journée nous sera très utile pour la fabrication de certains fauteuils de positionnement dont les enfants de Fanarenana ont besoin … il ne nous reste que quelques jours pour cela, nous sommes à fond !

Mandra-pihaona,

L’équipe du PSIEEFR

La réalité Malgache

Manao ahoana,

Le réseau wifi est parfois aléatoire, du coup nous avons un peu de retard dans les articles … Certains arriveront surement après notre retour, « Azafady » (désolé !).

Cet article concernera une journée que nous avons passé chacun de notre côté ! En effet, Anri-Louise nous a organisé une immersion totale dans une famille malgache ne parlant pas français afin que nous puissions voir leur quotidien . Au départ, nous pensions être deux par famille mais finalement…surprise !! Chacun s’est retrouvé seul dans une famille: Amélie et Emma dans un quartier et Mirana, Lucile et Guilhem dans un autre …Quartier-d-Isotry_4740--800x600-

Nous étions ainsi « livrés à nous même » dans nos familles. Chacun d’entre nous a pu réaliser la portée de ce que nous avions appris récemment (cf un de nos articles précédents) sur les différences dans les quotidiens malgaches et français. Les familles avaient été choisies car un des enfants était porteur d’un handicap, Amélie était la seule avec un enfant ayant un handicap moteur tandis que les autres étaient avec un enfant atteint au niveau cognitif.

Séparément, nous avons pu observer la mère préparer le déjeuner en utilisant la cuisson au charbon, laver son linge dans de grandes bassines en utilisant l’eau cherchée par les enfants au puits. Nous avons aussi pu jouer avec les enfants pendant que des poules faisaient des va-et-vient entre l’extérieur et l’intérieur de la maisonnette. Deux des mamans ont emmené Amélie et Lucile au marché pour acheter la viande et les différents légumes sur les étalages (entraînant une peur d’être malade…).

Voilà pour le résumé. Ensuite,  afin de vous imager mieux notre journée, nous vous proposons des anecdotes pour chacun d’entre nous :

  • Emma :
    •  Je suis allée dans une famille ayant une petite fille autiste. Elle a joué toute la voiture conservejournée avec une boite de conserve et des cailloux … et non,  les petites voitures et les poupées n’existent pas dans les quartiers pauvres. Les enfants fabriquent eux-mêmes leurs jouets et s’amusent tout autant.
    • Je me suis baladée dans le quartier avec le garçon malgache qui me traduisait, Njarasoa, afin que je puisse communiquer avec la famille dans laquelle j’étais. Etant la seule blanche du quartier, tout le monde me regardait en me lançant des « vazaha » (étrangère) ou « foty foty » (blanche). Njarasoa me traduisait au fur et à mesure leurs dires : « trop de chance ! » ; « comment t’as fait pour l’avoir ? », etc. Ils pensaient que nous étions ensemble ! Il faut savoir que les « blancs » sont considérés comme « supérieurs » et « riches » et qu’il est rare de voir une « Vazaha » avec un malgache pauvre.
  • Amélie :
    • J’étais dans une famille avec un bébé infirme moteur-cérébral de 1 an, une
      grand-mère avec des yeux très clairs et des filles avec viandeleurs enfants sans que je comprenne leur lien de parenté. J’arrive le matin, je reçois déjà un bol de riz avec des breds et de la viande des étalages. Je mange d’abord la viande avec l’envie de vomir à chaque bouchée afin de m’en débarrasser au plus vite et … elle m’en ressert ! Le midi, rebelote la viande des étalages achetée avec moi. Je fais mine de n’avoir plus faim, du coup elle m’a fait un tupperware avec les restes !
    • J’ai été surprise par la vision que la grand-mère a de la France. Vision assez erronée d’enfants ne jouant pas dans la terre, que les Français ont tous une femme de ménage, etc.
  • Mirana : Pour Mirana, ce ne fut pas la même aventure. Etant malade, elle n’a pas pu intégrer dès le matin sa famille mais a rejoint celle de Guilhem en cours de route. Sa journée s’est résumée à dormir, jouer un peu avec les enfants et essayer de tester les toilettes malgaches (échec cuisant).
  • Lucile :
    • Pour atteindre la maisonnette de ma famille, nous sommes passés par des220667_une-petite-passerelle-de-bois-relie-les-maisons-dans-un-quartier-inonde-d-antananarivo-le-5-novembre-2011 (1) pilotis au milieu des rizières sur environ 150m… Parfois c’était seulement une planche en long sur laquelle il fallait trouver son équilibre. Si nous tombions, nous nous retrouvions embourbés jusqu’au cou… Et encore le plus drôle ce sont les enfants qui couraient sans ralentir en me croisant et en toute confiance alors que perso, j’étais déjà au bout de ma vie.
    • Quelle surprise j’ai eu lorsque le petit de 7 ans a zigouillé une poule devant moi dans la maison puis qu’il s’est baladé avec pendant un bon quart d’heure tout fier de lui ! Puis après ce fut le tour d’un poussin.. celui-ci semblait presque mort, les enfants lui ont mis de la gadoue dans le bec mais leur remède ne semblant pas fonctionner, ils l’ont fait tourner par les pattes pour l’envoyer au fin fond de la rizière…
  • Guilhem :
    • Les enfants jouaient dans les eaux usées : en lançant une bouteille de fanta danscharbon l’air, en faisant des pâtés avec la terre humide, au rugby avec une bouteille découpée, en se tirant avec des luges faites de jerricans éventrés et occasionnellement en maltraitant les chiots.
    • La cuisine a été faite à partir d’un petit pot en fonte alimenté en charbon permettant de chauffer tous les aliments.

Nous avons été étonnée des nombreux jeux « faits maison » que les enfants avaient comme par exemple, les voitures en boite de conserve et le loto avec des morceaux de cartons et des cailloux. Les enfants nous ont observé mais ont rapidement choisi de nous intégrer pour jouer avec eux, ce fut un grand moment de partage et de bonheur.

Cette journée a permis à chacun d’entre nous d’être plongé au cœur de la réalité malgache et nous a permis de mieux appréhender les prises en charge des enfants que nous avons eu ultérieurement à Fanarenana.

Le prochain article concernera la fabrication d’un fauteuil de positionnement,

Mandra-pihaona,

L’équipe du PSIEE

Séjour thérapeutique à Tamatave

Salama tompoko ô !

La semaine dernière nous sommes partis en séjour thérapeutique avec 8 enfants de Fanarenana à Tamatave sur la côte est de Madagascar.  Notre présence était souhaitée afin d’évaluer l’autonomie des enfants dans les activités de la vie quotidienne, nous devions donc nous occuper de l’observation (et de l’aide si nécessaire) de l’ensemble des toilettes et des repas, ainsi que de l’accompagnement lors des activités.

Les 8 enfants (de 5 à 16 ans) présentent différents handicaps : ralentissement oculomoteur, trisomie, retard mental, malvoyance, troubles importants de la motricité… Les jeunes sont déjà très débrouillards et nous les aidons au mieux.

  • Jour 1 – Mercredi 03 août 2016

Aujourd’hui, grand départ avec tous les enfants ! L’ensemble de l’équipe de Fanarenana ainsi que nous-mêmes sommes dans les starting blocks à attendre l’arrivée des bus… Nous chargeons tout sur les toits, nous réussissons à faire rentrer 24 personnes dans 2 minibus et nous voilà sur la route !13941095_1393195720697711_1132914147_n

La route vers Tamatave (route de l’Est) descend du plateau de Tana vers la côte, les tournants sont donc nombreux et du fait de la présence de beaucoup de camions et de l’état de la route, plus d’heures sont nécessaires qu’on ne pourrait le penser. Hormis quelques vomis par-ci par-là, les 350km direction Tamatave se sont bien déroulés ; Nous avons donc passé 8h30 sur la route avant d’arriver à la villa où logeront les enfants.

Le dîner sur place a été préparé à l’avance par une cuisinière, les enfants peuvent donc passer à table avant d’aller dormir : les 4 filles (Nofy, Méline, Corinne et Haréna) dans une chambre et les 4 garçons (Norbert, Zara, Ginot et Gayo) dans une autre.

  • Jour 2 : jeudi 4 août 2016

Une partie de l’équipe de Fanarenana est occupée par une formation sur deux jours (jeudi et vendredi), nous partons donc avec les 4 restants et tous les enfants, direction le zoo ! Au programme, visite du parc, photos à foison avec les lémuriens et beaucoup de découvertes pour chacun. Le zoo visité a comme objectif la réinsertion des lémuriens en voie d’extinction dans les forêts malgaches… Une grande partie des animaux présents ont été confisqués à la douane donc gardés en captivité durant une durée plus ou moins importante, ainsi il est impossible pour eux de survivre dans leur habitat naturel. Ce sont donc les petits qui sont, petit à petit, habitués à vivre en autonomie dans la forêt.13956762_1393195737364376_902457892_n

Une fois la visite terminée, tout le monde retourne au bus afin de rejoindre l’équipe en formation et de manger avec eux dans un restaurant de Tamatave : poisson frais grillé et riz au menu, de quoi faire plaisir à tout le monde !

L’après-midi, nous décidons d’aller montrer la plage et surtout l’océan Indien aux enfants… Quelques minutes de bus et nous y voilà ! L’excitation est palpable, première fois pour 5 des 8 enfants à la mer ! En moins de 10 minutes, Gayo, Haréna, Méline et Norbert se retrouvent en culotte assis dans le sable à attendre l’arrivée des vagues … Surpris par la marée montante, la quasi-totalité des chaussures et bas de pantalon de l’équipe sont mouillés mais rien ne peut entacher le bonheur de voir les petits aussi heureux dans l’eau à faire des châteaux, des rivières … Grands sourires aux lèvres et cris de joie sont au rendez-vous !

Vers 17h30, le soleil se couche… Nous rhabillons les enfants et retour à la maison pour le dîner. Etant donné que la plupart des enfants se sont roulés dans le sable, toutes les douches sont réalisées avant de manger… N’ayant pas d’eau chaude dans la maison, nous faisons chauffer de l’eau au charbon et nous remplissons les seaux qui serviront pour les rincer.

  • Jour 3 : vendredi 5 août 2016

Aujourd’hui, tout le monde est prêt pour partir à 7h30 afin de visiter le port de commerce de Tamatave, une partie se fait en bus entre les immenses containers et les quais et une partie à pied pour visiter un vrai bateau ! « Oh c’est Titaniiiiiiic » a crié Méline devant celui-ci !

Tout le monde sur le pont et c’est parti pour découvrir le poste de commande avec la barre, les différents radars, thermomètre, etc puis les cabines des matelots, la salle de repos, la cuisine et en dernier temps, la salle des machines !13942295_1393198324030784_388933621_n

Ensuite, retour au bus direction le centre-ville afin de faire des jeux de ballons et de société sur les pelouses devant l’hôtel de ville sous un soleil cuisant. Tamatave est une ville réputée pour ses « cyclopousses », des sortes de taxi deux places tirés par un vélo, aucun d’entre nous n’ayant jamais essayé, nous organisons une file de 5 cyclopousses afin de faire le tour de l’Avenue de la République avec les enfants, encore une fois les sourires et les rires sont de la partie !

Le repas de midi s’est à nouveau déroulé au restaurant avec le reste de l’équipe de Fanarenana avant de faire un tour de la ville en bus puis de découvrir la fête foraine ! Encore une première fois pour les enfants… En moins de 10 minutes, ils savent tous quels manèges ils souhaitent faire : petit train, trampoline, château gonflable ou autre avec plus de sensation, tout le monde aura son compte ! Pour terminer la journée, un petit repos bien mérité sur la plage avoisinante à construire des châteaux et en route vers la villa : douche pour tout le monde, diner et au dodo !

  • Jour 4 : samedi 6 août 2016

Pour cette dernière journée, nous partons tous vers la plage de Foulpointe afin que les enfants puissent vraiment se baigner et profiter du soleil ! Presque 2h de route et nous y voilà, sable chaud, palmiers, cocotiers, vendeurs de toute sortes de choses (colliers, gâteaux, poules, sacs en raphia, …), tresseurs de cheveux et musique d’ambiance, nous sommes arrivés !foulpointe

Ni une ni deux, tout le monde en maillot et déjà dans l’eau… Nous avons donc profité du soleil et de l’océan jusqu’à 16h. Tout le monde semble satisfait, l’eau est claire et il n’y a pas de requins donc c’est parfait pour barboter toute la journée !

La journée se termine comme les autres, retour en bus, douche pour tout le monde, dîner puis au lit !

  • Jour 5 : dimanche 7 août 2016

Aujourd’hui c’est le retour à Tana : 8h30, toutes les affaires sont montées sur le toit du vieux bus qui nous a suivi toute la semaine et chacun est installé. Nous avançons bien pendant environ 6h avec une pause sandwich à midi puis là … c’est le drame ! Notre bus tombe en panne à environ 2h de route de Tana… Le liquide de refroidissement s’échappe à foison du moteur, un bruit de sifflement persiste dans le bus… Nous sommes obligés de nous garer sur le bord de la route.

Une bonne heure d’attente à voir lepanne chauffeur mettre de l’eau dans son moteur, à bidouiller différents tuyaux et compagnie et miracle, cela refonctionne ! Nous repartons enfin… Mais… Le bonheur est de courte durée, 100m plus loin, nous revoilà arrêtés et c’est reparti pour des réparations diverses. Les enfants sont calmes et patients, nous avons de la chance à ce niveau-là.

Le bus est réparé une deuxième fois, nous pouvons enfin reprendre notre route doucement mais sûrement. N’ayant pas encore perdu assez de temps, celui-ci décide de retomber en panne à 3 minutes du centre Fanarenana où nous attendent les parents des enfants depuis bien 3 heures… Encore des réparations à foison et nous pouvons enfin arriver au centre. Les bagages sont descendus, nous disons au revoir aux enfants et à 22h30, nous sommes enfin chez nous !

  • & pour conclure :

Ce séjour thérapeutique à Tamatave a été plutôt fatiguant mais très enrichissant pour chacun d’entre nous, nous avons pu observer les enfants dans leur quotidien et cela nous a permis de penser à plusieurs améliorations que nous pourrons leur apporter durant les deux dernières semaines.

En outre, ces moments où les enfants ont découvert l’océan pour la première fois, étaient en admiration devant les animaux, dans le bateau… Nous ont mis du baume au cœur. Beaucoup de moments de bonheur ont été partagés avec eux et avec l’équipe, nous avons découvert et appris encore pleins de choses… Décidément, nous ne cessons de nous enrichir à Madagascar.

A compter d’aujourd’hui, il ne nous reste plus que deux semaines sur place, nous devons mettre les bouchées doubles pour arriver à finaliser chacun des petits projets personnalisés entrepris en espérant que le temps ne passera pas aussi vite que le premier mois…

Bonne journée à vous et « Mandra-pihaona » ou à bientôt !

L’équipe du PSIEE.

Encore des rencontres …

Manao ahoana,

La semaine dernière nous n’avons point chômé … nous avons enfin pu faire la rencontre de la seule ergothérapeute exerçant à Madagascar : Anri-Louise, ainsi que de la première promotion en ergothérapie.

Anri-Louise est une ergothérapeute sud-africaine ayant créé l’association Growing the Nations que nous avions contacté avant d’arriver en terres malgaches. Autour d’un café, nous avons pu apprendre plusieurs spécificités de l’accompagnement ergothérapique de nos patients malgaches. Par exemple, dans le cas des enfants IMC (infirme moteur cérébral), nous devons d’abord prendre en soin la mère avant l’enfant car c’est elle qui assume tous les actes de la vie quotidienne. De plus, les activités du quotidien qui importent le plus les patients européens comme la toilette ou l’habillage ne sont pas la priorité ici… Nous avons donc réalisé que nous devions adapter nos entretiens avec nos patients et non pas le faire « comme chez nous » et bien prendre conscience des spécificités de Madagascar.

Par ailleurs, Anri-Louise étant en train de constituer une  base de données pour Growing the Nation, nous a demandé de faire passer des questionnaires de la Mesure Canadienne du Rendement Occupationnel aux familles ayant un enfant IMC.  Et hop ! Quelques questionnaires dans le sac et nous nous en allons rencontrer les étudiants !

Notre première rencontre avec les étudiants en ergothérapie a été très conviviale, nous avons déjeuné tous ensemble afin d’apprendre à nous connaître. Ils sont actuellement en milieu de deuxième année (l’année scolaire étant de janvier à novembre), nous avons donc seulement un semestre d’avance.

L’un des objectifs de notre projet était de créer un outil pédagogique avec eux, ainsi nous leur avons donc exposé nos idées, ils ont semblé très intéressés. Les travaux de groupe commenceront cette semaine !

De plus, Anri-Louise étant une de leurs intervenantes, elle nous a proposé d’assister à l’un de ses cours qui se déroulait dans la même journée. Celui-ci a débuté par une présentation des orthèses qu’ils avaient réalisé avec le matériel disponible sur place (hanse de sac à dos, bouchon de liège, tissus, cuir, …). En France, les orthèses sont très largement réalisées à partir de matériel thermoformable, seulement une planche du précieux matériel vaut l’équivalent de 4 mois de salaire pour un malgache, c’est pourquoi la formation s’adapte au contexte.

Orthèses

Le deuxième cours portait sur le « Home Program » qui sont des programmes spécialement conçus afin de mettre en œuvre des exercices adaptés à la maison et au contexte de vie quotidienne des familles. Le but de ces « programmes de maison » est d’améliorer la performance occupationnelle ou l’une de ses composantes : il est constitué d’une série d’exercices à réaliser de manière régulière chez soi, cela fournit une alternative à la thérapie individuelle possible en France. En effet, à Madagascar, les listes d’attente pour aller en rééducation sont très importantes du fait des contraintes de ressources comme le manque de thérapeute, le manque de revenus (à Madagascar, les soins ne sont pas remboursés), ainsi avoir une trame de travail à la maison a son importance afin de ne pas perdre de capacités.

Pour finir, le lendemain, nous avons chacun passé une journée dans une famille malgache afin de découvrir leur quotidien, ce sera le sujet du prochain article..

Veloma !

L’équipe du PSIEE

Fanarenana & HUJRA

Bonsoir !

Ca y’est, nous rentrons enfin dans le vif du sujet .. Rencontre avec le médecin chef du service de Rééducation Fonctionnelle de l’HUJRA et réunion avec Fanarenana vendredi matin. C’est parti, nous testons pour la première fois, les bus de Antananarivo… quelle partie de plaisir : pensiez-vous que 20 personnes pourraient rentrer dans un minibus 9 places ? Et bien… nous l’avons fait ! D’ailleurs c’est à peine si le chauffeur s’arrête pour nous laisser descendre … enfin bref, toute une histoire ces bus ! Grâce à notre guide Mirana, amie de la famille de notre Mirana, nous ne nous sommes même pas perdus ..

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  • HUJRA = Hôpital Universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona

Dans un premier temps, nous avons visité l’ensemble du service et suuuurpriiiise ! UnIMG_0278e salle d’ergothérapie nous attendait sagement, une table et de quoi démarrer l’aventure ! Nous avons également pu rencontrer les étudiants en 3ème année de kinésithérapie. Lundi nous avons aussi eu notre premier « Staff », réunion d’information avec l’ensemble de l’équipe paramédicale.. ambiance conviviale avec une collation malgache en plein milieu (thé au lait ou café au lait concentré et un super beignet encore chaud).

Plus tard, alors que nous l’attendions depuis une semaine…  enfin notre premier patient ! Emma et Guilhem se sont occupés de son entretien et des premiers bilans.. quelle joie de se remettre dans le bain. Amélie et Lucile ont ensuite réalisé les bilans de notre deuxième et dernier de la matinée !

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  • Fanarenana

Ce centre de réadaptation œuvre pour les enfants en situation de handicap, il réalise aussi un appui au centre des éducateurs spécialisés et enseignants qui font de l’inclusion, de la sensibilisation et de la formation aux paramédicaux.

Fanarenana a un versant social permettant l’accès aux soins de rééducation aux familles les plus démunies. La séance coûtant de 500 ariary à 20 000 selon les revenus de chacun.

L’ensemble de l’équipe (kinésithérapeute, psychomotricienne, éducateurs spécialisés, …) a organisé une réunion vendredi afin de nous faire un débrief sur les 30 enfants dont nous réaliserons l’accompagnement : tous les âges sont concernés (de 17 mois à 17 ans), tout type de pathologie (mais essentiellement des IMC) dont les diagnostics sont rarement fixés.

Aujourd’hui, nous avons pu aller au domicile d’une jeune malgache pour évaluer son positionnement, nous étions ainsi tous les 5 en pleine immersion dans la vie quotidienne d’une famille défavorisée d’Antananarivo. Malgré la différence culturelle, les idées ont fusé pour adapter au mieux l’environnement de la jeune patiente et surtout, à moindre coût.

Et dire que l’aventure ne fait que commencer ..

A la prochaine !

L’équipe du PSIEE

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Premiers Jours –  » Manao ahoana « 

Bonjour ! Ou plutôt « Manao ahoana » en malgache …

JOUR 1 : Nous sommes arrivés lundi à 4h du matin dans la capitale malgache après environ 11h de vol où nous avons eu tout le temps nécessaire pour faire plus ample connaissance !

Après une courte nuit dans la maison familiale de Mirana, son beau-père Haritiana (cela se prononce « Artin' ») nous a emmené voir Antananarivo : visite de la ville, dégustation de nems au zébu et de jus de corossol..

Ensuite, nous avons découvert une galerie d’art malgache avant d’aller nous présenter aux membres de l’association Fanarenana.

Nous passons encore une nuit chez Mirana avant de déménager.

JOUR 2 : Nous avons visité la maison de Annie et Richard R : nous aurons donc de l’eau chaude et une vue magnifique sur tout Tana pendant les prochaines semaines.

Dans la foulée, nous sommes allés voir une fabrique de divers objets en raphia. Vous voyez les sacs qu’on trouve aux Galeries Lafayette ? Et bien c’était exactement cela, ainsi que des boites, des petits animaux, dans toutes les couleurs possibles et imaginables …

Sur le chemin du retour, nous avons rencontré des enfants qui ont été interpellés par nos appareils photos ..

Le midi nous avons testé « GastroPizza« , ne vous fiez pas au nom.. c’était top ! Puis dans l’après-midi, nous avons subi notre premier délestage, c’est-à-dire que l’électricité de la maison de Mirana a été coupé pendant environ 3h.. nous avons ainsi diné aux chandelles, premier dîner malgache : des feuilles de manioc pillées avec du riz ! Le délestage est un fait courant à Tana, en effet il arrive que l’électricité apportée par les barrages soit insuffisante quand le niveau d’eau est trop bas, coupant ainsi l’électricité à des quartiers entiers durant un temps indéterminé.

JOUR 3 : Nous avons emménagé dans notre nouvelle maison et réalisé notre première sortie sans être accompagnés par Haritiana : courses pour les futurs dîners et recharge pour la sim de notre téléphone Malgache.

 

Voilà pour les premières journées .. Dans le prochain article, nous vous conterons nos premiers jours avec les patients de Fanarenana et HUJRA .

Veloma !

 

 


 

Jour – J

Bonjour Bonjour !

L’équipe est enfin réunie, adieu les réunions vocales du dimanche soir .. place au concret !

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C’est le grand jour, nous prenons l’avion cet après-midi pendant 10h50 direction Antananarivo.. Grâce à l’ensemble de vos dons, nous sommes très chargés !

Nous sommes extrêmement heureux et fiers de pouvoir concrétiser enfin ce projet ! En fonction des différentes connexions que nous pourrons trouver, nous posterons des articles afin de vous conter nos aventures

Il est maintenant temps de nous diriger vers l’aéroport,

Merci encore à tous, & Bon Vent !

L’équipe du PSIEE

 

Et pour ne pas changer nos habitudes, une petite citation de Alexandra David  Neel «Voyager sans rencontrer l’autre, ce n’est pas voyager, c’est se déplacer.»

 

 

 

 

 

Solidarité

Bonjour à tous,

Notre départ étant dans 9 jours, nous sommes entrain de réunir tout ce que nous souhaitons ramener sur place : jeux, fournitures scolaires, jouets, peluches …

Air Madagascar nous offrant 58kg de bagages / personne grâce à notre statut d’association, nous pouvons apporter bien plus que prévu. Ainsi, nous sommes toujours et encore à la recherche de jeux que vous n’utiliserez plus .. Cf l’article Dons de jouets usagés.

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Nous tenons ainsi à remercier Clairefontaine © qui nous a fait un don de 160kg de fournitures scolaires !!

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Par ailleurs, merci à tous ceux qui nous ont déjà fait des donations d’objets divers et variés et sur notre plateforme de financement participatif … nous sommes très proches du but !! N’hésitez pas à continuer de la partager autour de vous, il n’y a pas de petits dons !

merci

& Pour terminer, comme l’a dit Mère Teresa …

« Une goutte d’eau dans l’océan des besoins, mais une goutte d’eau qui aurait manqué à l’océan si elle n’avait pas été là. »

Solidaritairement votre,

L’équipe du PSIEE

Financement participatif

Bien le bonjour !

Suite à l’excellente nouvelle de notre réussite au Prix d’Etudiant & Développement évoquée dans l’article précédant, nous continuons les recherches de financements mais aussi de dons de jeux ou autre matériel pouvant être utile en rééducation et plus particulièrement avec les enfants (Cf l’article:  Dons de jouets usagés).

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Nous avons ainsi créé une plateforme de crowdfunding (ou financement participatif) afin de pouvoir obtenir de l’aide des particuliers. Nous faisons donc appel à votre générosité afin de nous aider à finaliser notre projet.. le lien est disponible  ICI .

Nous vous proposons différentes contreparties en fonction de vos dons et nous seront ainsi ravis de vous rapporter un souvenir directement de Madagascar !

Pour finir, concernant notre projet s’approchant à grand pas, nous avons enfin réservé nos billets d’avion.. nous décollerons le 10 juillet 2016 !!

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Solidaritairement votre,

L’équipe du PSIEE.

 « Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l’entraide et la solidarité visant à un but commun : l’épanouissement de chacun dans le respect des différences. » Françoise DOLTO